( AFP / FRED TANNEAU )
"Jamais un tel niveau d’exports n’avait été atteint au premier semestre", s'est réjoui Thomas Veyrenc, directeur général Economie, Stratégie et Finances de RTE et membre du directoire, jeudi 2 juillet.
Un nouveau record. En dépit de la canicule, la France est demeurée largement exportatrice d'électricité au premier semestre, avec un solde de 51 térawattheures (TWh), a annoncé jeudi 2 juillet le gestionnaire du réseau à haute tension RTE.
"51 TWh - c’est le niveau record du solde des exports d’électricité français au premier semestre 2026", a rapporté Thomas Veyrenc, directeur général Economie, Stratégie et Finances de RTE et membre du directoire. "Jamais un tel niveau d’exports n’avait été atteint au premier semestre, y compris lors des années record comme 2025", a-t-il ajouté sur LinkedIn. "La canicule de la semaine passée n’a pas modifié cette tendance générale : même quand la France consomme (un peu) plus d’électricité, elle demeure – largement - exportatrice", a-t-il souligné.
L'année 2025 s'est traduite par un record d'exportations, avec 92 TWh sur toute l’année, "mais 'seulement' 37 TWh au premier semestre", a relevé Thomas Veyrenc. Ces exportations ont représenté 5,4 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année 2025, selon RTE. La France exporte désormais "autant en six mois qu’avant en une année", comme 2019, année "représentative des années 2010" et qui s'était traduite par 55 TWh d’export. "Ces exports illustrent l’abondance et la compétitivité sur les marchés de la production d’électricité bas carbone française, prérequis nécessaire pour envisager une électrification sans conflit d’usage", a-t-il relevé.
"Cette situation est propice à une électrification à grande échelle du pays"
Les exports concernent la quasi-totalité des frontières : Allemagne-Belgique (avec un solde net de 14 TWh), Italie (14 TWh), Royaume-Uni (12 TWh). La France a en revanche un solde très légèrement importateur depuis l’Espagne (1 TWh), qui produit également à bas prix. Selon Thomas Veyrenc, "l’effet du développement des renouvelables ajouté au nucléaire demeure essentiellement additif : plus de production, qui remplace des productions fossiles en France et en Europe, davantage d’exports tant que la consommation n’augmente pas".
"Cette situation est propice à une électrification à grande échelle du pays en substitution aux énergies fossiles : quand on exporte autant, il n’y a pas de risque de conflit d’usage entre les filières souhaitant s’électrifier, que ce soit l’industrie, le numérique, les transports ou les bâtiments", a-t-il souligné.
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